Lisa Portelli Chanson française. Mini-concert rencontre. S’il faut parler de famille, il y a chez Lisa (...)

Chanson française.
Mini-concert rencontre.
S’il faut parler de famille, il y a chez Lisa Portelli des inspirations puisées aux meilleures sources : PJ Harvey, Dominique A, Emilie Simon, Alain Bashung…
Mais elle ne se contente pas de résumer des influences et de faire fructifier des héritages : elle est parvenue, de scène en scène (Découverte du Printemps de Bourges en 2006, Chantier des Francofolies 2007, lauréate Paris jeunes talents 2010, Sélection 2011 du Prix Constantin), à imposer sa figure de petite blonde au jeu de guitare tranchant en montrant qu’elle va bien plus loin que l’expression d’un caractère bien trempé. Elle confirme que la fameuse quête de la « rock girl » à la française est désormais dépassée : elle a affirmé et concentré son écriture, transformé l’énergie adolescente en maturité poétique, transmué l’étrangeté des formules en mystère fécond, apprivoisé une palette d’humeurs riche et cohérente.
Sa voix drue se révèle alors être une audacieuse exploratrice des sentiments. Lisa Portelli y montre un goût marqué pour l’étrangeté, la rugosité, le décalage. Il en résulte des chansons à la fois pêchues et fragiles, des ballades abrasives, des rêveries où l’on ne sait pas toujours si l’on va vers l’aube ou vers le crépuscule. Nouée à sa guitare comme Barbara l’était à son piano, ses dévoilements sont des partages, ses fictions ont des couleurs de confession, ses impudeurs racontent son époque - l’infaillible marque des grandes auteures de chansons.
