A contre courant - Vérozarak expose Ce travail a pris vie à l’été 2011, peu avant que soient nommées comme prix Nobel de la paix : (...)

Ce travail a pris vie à l’été 2011, peu avant que soient nommées comme prix Nobel de la paix : Ellen Johnson Sirleaf, sa compatriote Leymah Gbowee, ainsi que la Yéménite Tawakkol Karman, figures de proue du « printemps arabe ».
C’est aussi peu de temps après qu’est décédée Wangarai Maathai, prix Nobel de la paix 2004. Cette femme a marqué son combat contre la déforestation sur le continent africain en créant le mouvement de « la ceinture verte ». Pour ces funérailles, elle a refusé d’être enterrée dans un cercueil en bois et a demandé à sa famille de planter un arbre.
Cette exposition est donc un hommage à des femmes et des hommes, artistes de leur état, qui ont associé leur travail à une dimension humanitaire ou environnementale. La première toile de cette exposition « à contre courant 1 » représente les visages des 3 prix Nobel de la paix également artistes, les seuls artistes depuis la première nomination des Nobel pour la paix en 1901. Cette toile a donné l’impulsion d’une série de 20 autres toiles, dédiées à des artistes contemporains tous engagés à aider l’humain et son environnement.
De nos jours, les médias les plus influents se gargarisent de plus en plus de nouvelles toutes plus sordides les unes que les autres… ASSEZ, l’homme est capable de faire du beau… on en parle un peu et puis le temps efface. Comme la vie d’un vieux mur en ville…
Le support : une toile travaillée de manière à ressembler à un mur… un vieux mur rugueux qui a connu l’affichage sauvage, l’érosion du temps, quelques retouches et rafistolages de plâtre ou de peinture… beaucoup de déchirures, signes qu’il manque des choses en mémoire, forme de violence visuelle… à nouveau des affiches déchirées, des tags en superposition… messages de souffrance, de colère, de vandalisme gratuit… et aussi de vérités vite effacées pour ne pas trop les laisser infuser les esprits…
Chaque toile est dédiée à un ou plusieurs personnages, avec lequel est inscrit la fondation ou l’action menée, souvent l’année de création de cette « œuvre » et une citation de l’artiste pour expliquer le sens de son engagement…
La collection de toiles de cette exposition n’est pas achevée… elle risque d’être heureusement infinie…
L’art est un tremplin du « dire »…
Véronique Ozarak/Damour
